Inscrit le : 27 Déc 2006 Membre numéro: 109 Messages: 1371 Localisation : deux-sevres
Posté le : 06 Fév 2010 23:06 Sujet du message: Teston Charles VIIII - 5e type - 1563 I (Limoges)
Bonsoir,
Charles VIIII au N rétrogrades avers et revers. Elle est dans le jus du moment de la découverte... :oeil:
Frappe médaille ou du moins l'axe des coins est à 12h00 !
CHARLES IX (05/12/1560-30/05/1574)
Teston, 5e type - 1563
Nom de l'atelier : Limoges
Lettre d'atelier : I
Emplacement atelier : I sous le buste et point 10e au droit et au revers
Quantité frappée : 88085 exemplaires
Mises en boîtes : 191 exemplaires
Diamètre en mm : 24 mm
Axe des coins : 12 h.
Métal : Argent
Poids théorique : 4,799 g.
Taille : 1/51 marc
Titre en millième : 898°/oo
Titre ancien : 11 d. 6 gr. A.R.°
Valeur : 6 st.
AVERS
Légende : .CAROLVS. VIIII. D. G. FRANCO. REX., (légende commençant à 7 heures, N rétrogrades).
Traduction : Charles IX, par la grâce de Dieu, roi des Francs.
Description : Buste de Charles IX à gauche, cuirassé, la tête laurée ; au-dessous la lettre d'atelier entre deux points.
REVERS
Légende : + SIT. NOMEN. DNI. BENEDIC. 1563 (Mg), (N rétrogrades).
Traduction : (Béni soit le nom du Seigneur).
Description : Écu de France couronné ; lettre d'atelier à la pointe de l'écu.
Maître graveur : Fleur sur pied à cinq pétales en fin de légende du revers = Jean Bayard (1551-1589)
N° dans les ouvrages de référence : C.- - L.901 (4e type) - Dy.1071 (4e type) - Sb.4614 (8 ex.)
Commentaires à propos de ce type monétaire :
Ce type monétaire, propre à l’atelier de Limoges, fut frappé sans interruption de 1561 à 1569 puis de nouveau en 1573, 1574 et 1575. Les chiffres de fabrication et de mise en boîte sont exprimés en testons et comprennent des demi-testons au même type (Sb.4616). Exemplaire cité par Stéphan Sombart.
Historique :
Né à Saint-Germain-en-Laye en 1550, fils de Henri II et de Catherine de Médicis, Charles IX succéda à son frère François II en 1560. Sa mère exerça la régence, et son cousin Antoine de Bourbon la lieutenance générale du royaume. Les États Généraux réunis à Orléans en décembre 1560 - janvier 1561 n'aboutirent sur aucun accord en matière de religion, mais débouchèrent sur une grande ordonnance de réformation dite ordonnance d'Orléans. De nouveaux États réunis à Pontoise (août 1561) évoquèrent la confiscation des biens du clergé. La Cour se contenta du contrat de Poissy (octobre 1561), par lequel le clergé s'engageait à d'importants sacrifices financiers. Dans le même temps, le colloque de Poissy, ouvert en présence du roi, permit la confrontation des idées catholiques et protestantes. La régente inclinait à la tolérance : en janvier 1562, l'édit de Saint-Germain donna aux Réformés une quasi-liberté de culte en dehors de villes closes. La guerre civile entre protestants et catholiques commença par le massacre de Wassy (mars 1562), où le duc de Guise fit périr des réformés réunis dans une grange. En réplique, le prince de Condé prit les armes et s'empara de plusieurs villes. Contrainte de prendre parti, Catherine se mit à la tête des Catholiques. Les massacres répondirent aux massacres et les Protestants profanèrent églises et tombeaux. Toute la France fut bientôt ravagée par les troupes des uns et des autres. À la bataille de Dreux (décembre 1562), Guise donna la victoire au camp catholique, mais il fut assassiné quelques mois plus tard, en février 1563. L'édit de pacification d'Amboise, en mars 1563, fut négocié par Montmorency, pour les Catholiques, et Condé, pour les Protestants. Il donnait la liberté de culte aux nobles et dans une ville par bailliage. Charles IX fut proclamé majeur en 1563 et sa mère tenta dès lors de rétablir l'autorité royale. L'ordonnance de Moulins (1566) diminua notamment le pouvoir des parlements et des gouverneurs. Pour rétablir la concorde, la reine-mère fit faire à son fils un long tour de France (1564) et mena une vie de cour brillante. Mécontents du rapprochement du pouvoir royal avec l'Espagne, mécontents de l'application des édits, les Protestants projetèrent de se saisir de la personne du roi. La cour se réfugia à Meaux puis se rendit à Paris (septembre 1567). Après un bref répit, le désordre et les massacres reprirent de plus belle. Les Protestants bloquèrent Paris et livrèrent la bataille indécise de Saint-Denis (novembre 1567), où Montmorency fut tué. Le second fils de Catherine, Henri d'Anjou, prit alors le commandement des armées royales. La paix fut signée à Longjumeau en mars 1568 : les dispositions de l'édit d'Amboise étaient rétablies. Dans le contexte de la réaction tridentine, le parti catholique commença alors de reprendre le dessus. Ordres mendiants et jésuites diffusaient les mots d'ordres. Des confréries armées se créaient. Le duc d'Anjou défit et tua Condé à Jarnac (mars 1569). Malgré le secours des protestants d'Allemagne, les Protestants furent vaincus une seconde fois à Moncontour (octobre 1569). Un nouvel édit de pacification, signé à Saint-Germain, intervint en août 1570 : les Protestants recevaient quatre villes de sûreté : La Rochelle, Montauban, La Charité et Cognac. Les seigneurs réformés reparurent à la Cour et Coligny devint le favori de Charles IX. Jalouse de cette concurrence, Catherine résolut la perte de l'amiral. À la faveur du mariage d'Henri de Navarre, chef nominal du parti protestant, avec Marguerite de Valois, le parti catholique profita du rassemblement à Paris de nombreux chefs réformés : ce fut le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572). Le roi et sa mère s'étaient laissé entraîner dans l'affaire, où la fureur collective fit le principal des deux mille victimes. La guerre reprit, inexpiable. Le Midi s'était révolté, avec la complicité de Montmorency-Damville, gouverneur de Languedoc. L'édit de Boulogne (juillet 1573), qui donnait la liberté de conscience et assurait la liberté de culte à La Rochelle et Montauban, ne put mettre un terme à la guerre. Roi d'un royaume déchiré, jouet des événements, Charles mourut sans descendance mâle le 30 mai 1574, laissant la couronne à son frère cadet, Henri, roi de Pologne.
Inscrit le : 09 Mai 2006 Membre numéro: 2 Messages: 5639 Localisation : Isère (38).
Posté le : 07 Fév 2010 9:08 Sujet du message:
Très rare à trouver et à mon goût en très bon état tout de même !
J't'envie sur c'coup là mon Pascalou !
Oliv' _________________
Quand des hommes, même s’ils s’ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d’entre eux, et ils peuvent suivre des chemins divergents ; au jour dit, inexorablement, ils seront réunis dans le cercle rouge.
Inscrit le : 27 Déc 2006 Membre numéro: 109 Messages: 1371 Localisation : deux-sevres
Posté le : 07 Fév 2010 11:12 Sujet du message:
Salut à vous!
Trouvaille dans le même endroit que le potin et la Charles X. 2e monnaie de ce type sortie de terre avec 2 autres en argent espagnoles (2 monnaies de 2 Réaux d'ISABELLE ET FERDINAND - 1476-1516). La zone est assez riche en DT et liards de France également mais dans un état déplorable pour la majorité.
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